Pourquoi participer à un cercle de femmes aujourd’hui ?
Se retrouver entre femmes, partager son vécu, être écoutée sans avoir à se justifier : derrière les cercles de femmes se dessine une question essentielle, celle de la place que nous accordons au lien dans nos vies.
Des femmes se sont réunies bien avant que l’on parle de cercles de femmes
À travers l’histoire, les femmes se sont retrouvées dans des contextes très différents : autour de pratiques religieuses, de cérémonies, de la transmission des savoir-faire, des événements de la vie ou de moments de sociabilité.
Dans l’Antiquité, certaines fêtes et certains rites étaient spécifiquement associés aux femmes. Au fil des siècles, les espaces de rencontre féminins ont pris des formes multiples, selon les cultures, les croyances et les conditions de vie.
Aujourd’hui, les cercles de femmes peuvent prendre des formes très diverses. Certains accordent une place importante aux rituels et à la spiritualité. D’autres privilégient la parole, l’écoute, la méditation ou simplement le fait de se retrouver.
Derrière cette diversité, une même possibilité se dessine : créer un espace dans lequel la rencontre devient l’essentiel.
Le besoin de lien : une dimension fondamentale de notre humanité
Nous pouvons avoir une vie bien remplie, des relations nombreuses et des échanges quotidiens, tout en éprouvant parfois un sentiment de solitude.
Être en relation ne signifie pas nécessairement se sentir comprise. Et être entourée ne garantit pas de disposer d’un espace dans lequel nous pouvons exprimer ce que nous vivons réellement.
Les recherches en psychologie sociale et en santé publique soulignent l’importance des liens sociaux pour le bien-être. En 2025, l’Organisation mondiale de la santé a notamment publié un rapport consacré à la solitude et à la connexion sociale, considérées comme des enjeux importants de santé publique.
Ce constat ne signifie pas que nous avons toutes besoin de la même quantité de relations, ni que les rencontres collectives conviennent à chacune. Il nous invite plutôt à nous interroger sur la qualité de nos liens et sur la place que nous leur accordons.
Avons-nous des espaces où nous pouvons parler sans craindre d’être jugées ? Des moments où nous n’avons pas besoin de trouver immédiatement une solution ? Des relations dans lesquelles nous pouvons être accueillies sans devoir constamment nous adapter ?
Pour certaines femmes, un cercle peut devenir l’un de ces espaces.
Pourquoi ritualiser un moment pour soi ?
Dans nos vies, les moments importants sont souvent marqués par des habitudes, des gestes ou des rendez-vous qui leur donnent une place particulière.
Un rituel n’est pas nécessairement religieux ou spirituel. Il peut simplement s’agir d’un temps que nous choisissons de préserver, d’un moment qui revient régulièrement ou d’un geste qui nous aide à marquer une transition.
Les travaux scientifiques consacrés à la psychologie des rituels montrent que ceux-ci peuvent notamment contribuer à la régulation émotionnelle et au sentiment de connexion sociale. Leurs effets dépendent toutefois du contexte et de la manière dont ils sont vécus.
Dans un cercle de femmes, ouvrir la rencontre par quelques respirations, prendre un temps de silence ou proposer un thème de réflexion peut aider à quitter momentanément le rythme habituel du quotidien.
Il ne s’agit pas d’accomplir un rituel parfait, ni de ressentir quelque chose de particulier.
Il s’agit de créer un cadre dans lequel chacune peut arriver telle qu’elle est, avec ce qu’elle vit à cet instant.
Pour certaines femmes, cette dimension pourra être spirituelle. Pour d’autres, elle sera simplement humaine, symbolique ou relationnelle. Aucune croyance particulière n’est nécessaire pour donner de la valeur à un moment partagé.
Des femmes qui portent plusieurs rôles, mais où est leur place ?
Être mère, professionnelle, compagne, fille, aidante, entrepreneuse… Certaines femmes ont le sentiment de devoir constamment passer d’un rôle à l’autre.
À la gestion du quotidien peuvent s’ajouter les attentes professionnelles, les responsabilités familiales, la charge mentale et cette impression persistante de devoir penser à tout.
Les études sur le travail domestique et parental en France mettent en évidence des inégalités persistantes dans la répartition de certaines responsabilités quotidiennes.
Mais au-delà de l’organisation concrète, une autre question peut se poser : dans cette succession de rôles, quelle place reste-t-il pour la personne que nous sommes, en dehors de ce que nous faisons pour les autres ?
Nous pouvons être très compétentes, très présentes et très investies, tout en ayant parfois besoin de nous arrêter pour écouter ce qui se passe en nous.
Un cercle de femmes ne supprime ni les contraintes matérielles ni les inégalités. Il ne résout pas, à lui seul, les difficultés que chacune traverse.
Il peut néanmoins offrir un temps différent : un espace où nous n’avons pas à être celle qui organise, qui rassure, qui conseille ou qui trouve une solution.
Un espace où nous pouvons simplement être présentes.
Se retrouver entre femmes sans devoir se ressembler
Partager un espace entre femmes ne signifie pas que nous avons toutes les mêmes besoins, les mêmes sensibilités ou les mêmes histoires.
Certaines se sentent en décalage depuis l’enfance. D’autres ont appris à dissimuler certaines facettes d’elles-mêmes pour être acceptées. Certaines traversent une période de transition, de questionnement ou de fatigue. D’autres souhaitent simplement prendre du temps pour elles et rencontrer de nouvelles personnes.
Il n’existe pas une seule manière d’être femme, pas plus qu’il n’existe une seule manière de vivre ses émotions ou ses relations.
La richesse d’un cercle réside justement dans la possibilité de se rencontrer sans devoir se confondre.
Écouter le vécu d’une autre femme peut faire écho à quelque chose que nous connaissons. Il peut aussi nous ouvrir à une expérience différente de la nôtre.
L’essentiel n’est pas de se retrouver dans chaque histoire, mais de pouvoir accueillir les différences sans avoir besoin de les corriger.
Cela suppose un cadre respectueux : le droit de parler ou de garder le silence, l’absence de jugement, le respect de la confidentialité et la liberté de chacune de participer à son rythme.
Un espace collectif qui ne remplace pas le chemin individuel, en parallèle
Le cercle et l’accompagnement individuel peuvent se compléter, mais ils ne répondent pas exactement aux mêmes besoins.
Dans un espace individuel, toute l’attention peut être consacrée à l’expérience singulière de la personne, à ce qui se présente pour elle et à ce qu’elle souhaite explorer.
Dans un cercle, une autre dimension apparaît : celle de la rencontre, de l’écoute réciproque et de la possibilité de découvrir que d’autres femmes traversent, elles aussi, des questionnements.
L’une de ces expériences n’est pas supérieure à l’autre. Elles proposent simplement des cadres différents.
C’est cette complémentarité qui me semble précieuse : pouvoir prendre le temps de se rencontrer soi-même, tout en laissant une place à la rencontre avec les autres.
Pourquoi les cercles de femmes ont-ils une place dans mon accompagnement ?
Dans mon approche, je suis attentive à la singularité de chaque personne, à son vécu et à ce qui cherche à être entendu, sans jugement ni volonté de la faire entrer dans une norme.
Cette posture s’inscrit notamment dans mon approche de la maïeusthésie, qui accorde une place centrale à l’accueil du vécu et à la reconnaissance de la personne.
J’ai choisi d’intégrer des temps de rencontre entre femmes à mon accompagnement parce que le chemin vers soi ne se vit pas uniquement dans l’espace individuel.
Il se vit aussi dans la relation, dans l’expérience d’être écoutée, dans ce que la rencontre avec d’autres peut faire émerger et dans la possibilité de prendre sa place sans avoir à se justifier.
Ces temps collectifs ne sont ni une obligation ni une promesse de transformation. Ils constituent une possibilité supplémentaire, dans un cadre qui respecte le rythme, les limites et la singularité de chacune.
Et parce que le besoin de lien ne s’arrête pas nécessairement au terme d’un accompagnement, la possibilité de poursuivre les rencontres en visio peut également être envisagée pour celles qui souhaitent continuer à se retrouver.
Se rencontrer soi-même, c’est aussi parfois découvrir une autre manière d’être en relation.
Et si tu prenais un temps pour toi ?
J’accompagne les femmes qui souhaitent explorer leur vécu, mieux comprendre ce qui se joue pour elles et trouver un espace où elles n’ont pas besoin de se conformer à ce que l’on attend d’elles.
Mon accompagnement psychologique et psychocorporel de trois mois propose un chemin individualisé, attentif à la singularité de chacune, avec la possibilité de prendre part à des temps de rencontre entre femmes.
Si cette approche résonne avec ce que tu traverses, je t’invite à découvrir mon accompagnement.
